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    <title></title>
    <link>http://www.lcr87.org/LCR87/LCR87-Interventions_diverses/LCR87-Interventions_diverses.html</link>
    <description>Vous trouverez ci-dessous diverses interventions de la LCR 87 ou de ses militants dans la presse locale (les communiqués de presse figurent, eux, à la page correspondante) ou lors de diverses mobilisations ou actions.</description>
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      <title>Pour une gauche pluraliste de rupture avec le capitalisme (contribution au débat)</title>
      <link>http://www.lcr87.org/LCR87/LCR87-Interventions_diverses/Entr%C3%A9es/2007/11/22_Pour_une_gauche_pluraliste_de_rupture_avec_le_capitalisme_%28contribution_au_d%C3%A9bat%29.html</link>
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      <pubDate>Thu, 22 Nov 2007 08:58:15 +0100</pubDate>
      <description>Il s’agit d’une contribution de Stéphane Lajaumont, porte-parole de la LCR87, au débat sur la recomposition de la gauche, initié par l’Echo du Centre. Le texte ci-dessous est la transcription d’un échange téléphonique, publié dans l’édition du 9 novembre 2007 du quotidien régional.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“ Construire immédiatement une résistance sociale face à la droite et au Medef doit être l'ambition première d'une gauche digne de ce nom. Dans le même temps, il est de sa responsabilité de proposer un débouché politique aux luttes sociales pour permettre une société de justice sociale. Or, la «gauche de gestion» refuse depuis 25 ans de s'appuyer sur les luttes sociales, pour proposer une alternative politique. Pire, elle contribue aujourd'hui au travail de la droite: 20% du gouvernement avait sa carte au PS en début d'année 2007. Strauss-Kahn se retrouve à la tête d'un FMI, organisation financière de lutte contre les peuples, qui a réduit les pays comme l'Argentine ou certains pays africains à la misère la plus crasse. Enfin, le parti socialiste se moque du vote populaire en appelant à ratifier par voie parlementaire le traité constitutionnel que les Français avaient rejeté par referendum. Cette gauche de gestion-là est donc pour moi totalement disqualifiée. &lt;br/&gt;Pour notre part, nous prenons acte que la méthode adoptée sur les collectifs antilibéraux a été un échec pour des raisons de culture et d'appareils politiques, et surtout parce qu'il n'est pas possible aujourd'hui de mener une politique de gauche sans rapports de forces sociales favorables. Sauf à faire de la gestion pour se partager les «plaçous». Aller au pouvoir sans les moyens de mener sa politique parce qu'on n'a pas été capable d'aider un mouvement social à se construire, de porter de réelles revendications de justice sociale, ne mène à rien. Et quand j'entends le discours des Verts et d'une partie du PC, je crains que la priorité se résume à préserver des sièges. Pour cette raison, l'horizon des municipales ne permet pas de répondre à la hauteur des ambitions. Cela fait quarante ans que la LCR existe. Notre tout petit parti a réuni 1,5 millions de voix sur un programme de rupture avec le capitalisme. Cela nous interpelle. C'est pour cela qu'on n'ira pas au pouvoir et qu'on ne fera pas liste commune avec le PS puisque c'est un point auquel il a renoncé. Au delà des appellations, se pose la question du fond politique et de la rupture avec la société capitaliste. Nous proposons donc depuis la fin de l'été, de fondre la Ligue dans un nouveau parti anticapitaliste regroupant d'autres gens d'autres horizons. Ecologistes radicaux, altermondialistes, etc... la condition c'est qu'ils soient prêts à aller jusqu'au bout de la logique et qu'ils ne renoncent pas à la rupture avec le système. Sinon on retombera dans les ressucées stériles de la gauche plurielle. J'ai fait partie des collectifs antilibéraux contre le traité constitutionnel européen, jusqu'au bout. A un moment, les jeux d'appareils ont repris la dessus. Parce qu'un point souvent remis en débat n'avait pas été clarifié : celui du lien avec le social libéralisme, avec un PS qui veut gouverner au centre, en acceptant l'économie de marché. Je reste persuadé que tant qu'on n'aura pas clarifié cela, on ne pourra pas refonder la gauche. Ce sera long, mais plutôt que de cumuler les petites défaites, il faut l'accepter. Nous en ressortirons renforcés. &lt;br/&gt;Pendant ce temps, la droite fait de la politique et développe complètement son programme. Les mouvements de grève qui se profilent dans quelques jours donnent espoir: mais qu'attendent ceux qui vont  descendre dans la rue contre les régimes spéciaux, pour la défense des services publics? Une rupture avec le système qui passe d'abord par une redistribution des richesses pour financer la justice sociale – hausses du pouvoir d'achat, salaires ou pensions, mise en place d'emplois stables, durables, reprise en contrôle public des services publics privatisés par les précédents gouvernements de gauche et de droite–, la création d'autres services publics sur la petite enfance, le 4 âge, l'installation de la démocratie dans l'entreprise redonnant un pouvoir de décision à ses salariés et non l'abandonnant à une poignée d'actionnaires qui ont pour seule légitimité l'argent qu'ils possèdent. Pour cela il faut d'abord convaincre que c'est possible : démontrer, et en même temps revenir sur un vrai travail d'application. &lt;br/&gt;Le parti de gauche majoritaire et hégémonique n'écoute plus ceux qui luttent. Parce qu'idéologiquement il a rompu les digues. On ne peut pas à la fois se dire radicaux à gauche et accepter tout ce qu'il est prêt à nous faire avaler. L'important c'est d'être clair sur ce que l'on vise. &lt;br/&gt;Ou bien on reconstruit une gauche qui porte cet objectif, ou bien on reste dans l'illusion qu'avec trois ou quatre places dans des conseils municipaux, généraux ou régionaux, on va changer le monde. La traversée du désert n'est pas encore derrière nous ; mais elle permettra de faire émerger une vraie force politique anticapitaliste digne de ce nom. “ &lt;br/&gt;                                                                Stéphane Lajaumont</description>
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      <title>Pourquoi je soutiens Olivier Besancenot</title>
      <link>http://www.lcr87.org/LCR87/LCR87-Interventions_diverses/Entr%C3%A9es/2007/4/20_Pourquoi_je_soutiens_Olivier_Besancenot.html</link>
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      <pubDate>Fri, 20 Apr 2007 15:33:47 +0200</pubDate>
      <description>par Sébastien Markovic, militant LCR (publié dans l’Echo du Centre du mercredi 19 avril)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Olivier Besancenot vient de recevoir le soutien prestigieux du réalisateur anglais Ken Loach. Pour ceux qui le connaissent mal, Ken Loach est l’auteur de nombreux films magnifiques, engagés et réalistes, toujours pleins de révoltes de passions et d’espoirs comme « Land et Freedom » sur la guerre d’Espagne, « Lady Bird » sur le combat d’une femme, « Sweet Sixteen » sur la violence de la vie pour un adolescent ou encore le dernier « Le vent se lève » palme d’or à Cannes sur le conflit Nord irlandais. Ken Loach dit en substance que voter pour Olivier c’est voter pour quelqu’un qui se bat contre les privatisations, qui se bat contre le système capitaliste qui engendre des guerres comme en Irak, qui se bat pour des valeurs et des principes comme l’égalité, la justice sociale. &lt;br/&gt;Moi j’ajouterai que je vote pour Olivier car je ne pourrai jamais me satisfaire d’un monde qui laisse des millions de femmes, d’enfants et d’hommes dans une misère si grande qu’ils en crèvent de faim, tandis qu’une poignée d’affameurs repus nous dirigent comme des pantins. Je ne peux pas non plus accepter que par intérêt les multinationales continuent à pourrir la planète sans devoir rendre des comptes. Je ne veux plus voir les hommes se déchirer au nom d’un Dieu, du bien ou du mal, de la couleur de la peau ou des bons papiers qu’il faut avoir et que des politiciens utilisent ça pour diviser les peuples.&lt;br/&gt;Politiquement, Olivier Besancenot représente cette nouvelle gauche, révolutionnaire, écolo, féministe, radicale. C’est l’espoir pour construire un rapport de force qui permette de lutter contre les méfaits des politiques libérales. Plus le score d’Olivier sera grand, plus les questions sociales et nos revendications devront être prises en compte par le futur gouvernement. Sinon, gare à la rue !&lt;br/&gt;Je ne veux pas les laisser faire et j’ai encore la chance de pouvoir exprimer mes idées dans un pays où les luttes ont permis que le vote soit un droit. Je sais que ce ne sont pas les élections qui vont changer la vie du peuple et c’est pour ça que je suis avec les révolutionnaires mais je veux aussi qu’en haut, ils entendent la voix de la colère sociale. Alors le 22 avril je vote utile, je vote Olivier Besancenot.&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Contributions sur les candidatures antilibérales</title>
      <link>http://www.lcr87.org/LCR87/LCR87-Interventions_diverses/Entr%C3%A9es/2006/12/29_Contributions_sur_les_candidatures_antilib%C3%A9rales.html</link>
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      <pubDate>Fri, 29 Dec 2006 15:59:02 +0100</pubDate>
      <description>Voici ci-dessous, deux contributions de Jean Pouyet, militant LCR à Bellac (87) publiées par l’Echo du Centre fin novembre 2006 pour la première, et le 23 décembre 2006 pour la seconde.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Contribution du 28 novembre 2006 : &lt;br/&gt;Je suis commerçant, et participe au collectif « anti-libéral ». Je suis engagé politiquement, et me considère comme militant, vous savez celui qui a des convictions, des doutes aussi, qui colle les affiches, distribue les tracts, qui participent aux réunions, qui s’informe et se forme, bref un militant comme il y en a dans toutes les organisations politiques. J’ai fait le choix en toute connaissance de cause, de participer au combat d’une société plus égalitaire, ce qui sous entend une refonte radicale de son fonctionnement. La bataille du non , celle contre le cpe, la révolte des banlieues, le combat des sans-papiers, la désobéissance des faucheurs anti-OGM, la radicalisation des mouvements de salariés face à la perte de leur outil de travail, démontrent l’exaspération d’une importante frange de notre population. Pour moi il est, donc, logique d’être de ce collectif « anti-libéral » dont le but demeure, d’être le moteur politique, du rassemblement à gauche de la gauche. Celle qui combat la droite et l’extrême droite, et qui ne s’associe pas avec le social libéralisme trop prompt à vouloir habiller le capitalisme de rose bonbon. Les turbulences que traverse le collectif m’inquiètent car elles constatent, évidemment à mon sens, la probable dérive d’un formidable espoir pour grand nombre d’entre nous, en un espace de stratégie politicienne ou les états major présents se comportent encore une fois comme de communs politiciens n’entendant pas le désarroi de tous ses êtres qu’ils désirent représenter. Le moment est au rassemblement, certainement pas derrière un drapeau unique, car la désignation  de Madame Buffet équivaudrait à cela dans l’imaginaire des gens, mais plutôt à une redynamisation du collectif où toutes ces femmes et ces hommes à gauche de la gauche retroussent leurs manches, et actuellement à l’appel il en manque, que se soient les alter mondialistes, les syndicats, et certaines formations politiques d’extrême gauche, comme LO, et une grande partie de LCR.&lt;br/&gt;Gardons à l’esprit que les sondages donnent actuellement Monsieur Le Pen a 17 %, score jamais atteint à sept mois de l’élection. Que la désintégration du collectif provoquerait, une énorme désillusion chez beaucoup d’entre nous. Nous avons donc une responsabilité à assumer. Cette gauche de gauche «  anti-libérale » doit continuer à exister car au-delà de l’échéance présidentielle d’autres rendez vous politiques démontreront sa vitale nécessité.`&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Contribution du 23 décembre 2006 : &lt;br/&gt;Adieu collectif anti-libèral, chacun prendra sa part de responsabilités dans cet énorme gâchis! La politique est ainsi faite, très mal proportionnée, et viscéralement orientée, instrumentalisée, par de puissants partis politico-médiatiques, qui constamment, avec application, et inexorablement rendent inaudible les aspirations du peuple à vivre décemment, dans la dignité et le respect de l'autre.&lt;br/&gt;Maintenant à l'instant présent que nous reste t-il ? A bien regarder dans la lorgnette sociétale, probablement peu de choses. En tout cas je reste dubitatif en me représentant l'individu dans sa quête systématique, quasi mystique, de la victoire de sa tribu, de son équipe, de son &quot; église&quot;, oubliant au passage le sens du mot &quot; ALTRUISME&quot;. Pourquoi?&lt;br/&gt;faire ? Et surtout pour gagner quoi ? Peut-être en filigrane en tout cas en double marge le droit de participer au grand bazar organisé de la gouvernance!!&lt;br/&gt;Malheureusement on connaît la suite, comme après un réveillon bien arrosé: gueule de bois, maux de ventre, et mauvaise conscience de cet excès de zèle. Pourtant l'humain se doit de toujours espérer, se doit de toujours combattre pour un avenir meilleur. Normalement nos chemins se croiseront à nouveau! En attendant cette autre rencontre, Bonne année 2007.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
    </item>
    <item>
      <title>Des candidatures unitaires antilibérales pour changer la gauche ou pour changer de gauche ?</title>
      <link>http://www.lcr87.org/LCR87/LCR87-Interventions_diverses/Entr%C3%A9es/2006/11/13_Des_candidatures_unitaires_antilib%C3%A9rales_pour_changer_la_gauche_ou_pour_changer_de_gauche_.html</link>
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      <pubDate>Mon, 13 Nov 2006 09:57:09 +0100</pubDate>
      <description>par Nicolas VANDERLICK et Stéphane LAJAUMONT, membres de la LCR et du collectif 87 pour un rassemblement antilibéral (texte envoyé au courrier-forum de l’Echo du Centre).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Depuis le 29 mai 2005 et la victoire du Non au traité constitutionnel européen (TCE), la gauche de la gauche se sent pousser des ailes. En effet bien peu avaient osé rêver d’un antilibéralisme majoritaire à gauche dans les urnes. Depuis, la perspective et la nécessité de prolonger ce mouvement en 2007 se sont imposées. Les candidatures unitaires antilibérales à l’élection présidentielle et aux législatives du printemps prochain sont un outil pour y parvenir. La Vème République nous contraint à jouer la carte électorale, et particulièrement celle de la présidentielle, dont le poids médiatique est écrasant. Mais se cantonner à cette échéance ne saurait être une réponse à la hauteur des offensives patronales que nous connaissons. Ces élections ne peuvent être qu’une étape dans la constitution d’un rassemblement antilibéral de gauche, c’est-à-dire une nouvelle organisation politique de masse, pluraliste, défendant réellement les intérêts des travailleurs contre le pouvoir de l’argent. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L’orientation du PS et celle des collectifs sont inconciliables !&lt;br/&gt;     C’est dans cette optique qu’est né le « Collectif d’initiative national pour un rassemblement antilibéral et des candidatures communes », qui aujourd’hui coordonne l’action de centaines de collectifs en France, animés par deux objectifs : l’unité et la radicalité. Les collectifs, dans leurs publications et affiches soulignent à juste titre qu’il est indispensable d’emprunter « une autre voie », celle de l’antilibéralisme, réaffirmant ainsi le rejet des politiques libérales, même autoproclamées de gauche. En ce sens, l’idée parfois avancée, notamment par quelques responsables du PCF, de « rassembler la gauche sur des bases antilibérales » ou de « changer la gauche » – c’est-à-dire de rabibocher l’existant mais sur nos positions – relève d’une simple vue de l’esprit : François Hollande se définit lui-même comme « de gauche et antilibéral » (voir Libération du 6 novembre), alors que le programme électoral du PS reste volontairement soumis à la logique du marché ! D’autre part, le point d’équilibre entre les militants et les forces politiques présentes dans les collectifs a été de dire qu’il n’y aurait pas de participation à un gouvernement dominé « par le social-libéralisme ». C’est pour lever cette ambiguïté qu’une partie des collectifs (Bouches-du-Rhône par exemple) et des forces politiques (LCR) ont demandé que figure explicitement dans le texte d’orientation le refus de toute alliance « avec le Parti socialiste », ce qui fut écarté, nous l’espérons, provisoirement. Pourtant, lors du meeting unitaire du Mans, plusieurs candidats à la candidature unitaire (voir L’Echo de la Haute-Vienne du 7 novembre) ont rappelé leur opposition à tout accord avec le PS, et ce avec l’approbation de la salle comme de la tribune. Signe que l’exigence de radicalité est forte et qu’il y a aujourd’hui deux gauches, ou du moins deux orientations inconciliables. Soit l’on tente d’adapter le libéralisme (ce que fit le gouvernement de gauche plurielle mené par Jospin, celui-là même qui privatisa plus que Balladur et Juppé réunis), soit l’on se donne les moyens de rompre avec les dogmes libéraux : c’est ce que propose le programme des collectifs adopté le 14 octobre dernier, même si le degré de redistribution des richesses peut encore être discuté.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dirigeante du PCF, Marie-George ne peut pas être la candidate unitaire !&lt;br/&gt;     Reste maintenant à régler la question des candidats à la présidentielle. Nous pourrions faire le catalogue des atouts de chacun des postulants. Dans l’ordre alphabétique : Autain,  Bové, Braouezec, Buffet, Salesse… tous les cinq ont des qualités et dirions-nous « les épaules assez larges » pour faire de bons candidats. Mais pour faire de bons candidats unitaires ? Rien n’est moins sûr. Marie-George Buffet, ne saurait être la candidate du rassemblement, non par ce qu’elle dit (« changer la gauche »), mais par ce qu’elle est, à savoir la numéro un d’un des partis composant cette unité). Elle ne peut être qu’une porte-parole parmi d’autres. En faire la candidate unitaire transformerait symboliquement les collectifs en dispositifs de soutien à Marie-George Buffet, donc au PCF… et la ruse de sioux de démissionner du poste de secrétaire nationale du PCF pour faire la campagne unitaire ne servirait à rien. Sans compter que cela nourrira automatiquement des soupçons de récupération politique. La conséquence d’un tel choix serait l’explosion immédiate des collectifs… Pas la désintégration pure et simple, mais l’érosion progressive avec le départ de nombreux militants des Alternatifs, des écologistes du non (AlterEkolo), de la LCR, des syndicalistes et bon nombre de citoyens non encartés mais attirés par cette dynamique unitaire. Ne resteraient alors que des noyaux n’ayant de collectifs que le nom puisque composés essentiellement de militants et de sympathisants PCF. Inutile de dire qu’à ce stade-là, la perspective de création d’une force politique antilibérale de gauche et pluraliste serait enterrée pour longtemps !&lt;br/&gt;     Nous sommes peut-être aujourd’hui à la veille de construire un outil politique nécessaire pour l’ensemble de la population. Cette opportunité, offerte par la campagne référendaire de 2005, ne se représentera sans doute pas de sitôt. Alors, pour une fois, mettons notre drapeau dans notre poche. Marie-George ne peut pas faire consensus ; nous en trouverons donc un ou une autre. Il serait dommage de tout gâcher… par amour propre mal placé ou par un réflexe de fétichisme identitaire.&lt;br/&gt;</description>
    </item>
    <item>
      <title>Retour sur 32 jours de grève de la faim (article paru dans Rouge du 14 septembre 2006)</title>
      <link>http://www.lcr87.org/LCR87/LCR87-Interventions_diverses/Entr%C3%A9es/2006/9/12_Retour_sur_32_jours_de_gr%C3%A8ve_de_la_faim_%28article_paru_dans_Rouge_du_14_septembre_2006%29.html</link>
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      <pubDate>Tue, 12 Sep 2006 11:34:26 +0200</pubDate>
      <description>Interview, de Cathie Guerry, représentant la LCR au comité de soutien&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Comment cette grève  a commencé ?&lt;br/&gt;Elle a débuté le 3 juillet, après un nouveau refus du Préfet de rencontrer les sans papiers. Mais le mouvement a débuté en octobre 2004, après des contacts entre guinéens et des militants associatifs. Le collectif a déposé 216 demandes de régularisation. Plus de 10 000 pétitions de soutien ont été collectées. En décembre 2005, 50 dossiers étaient régularisés.&lt;br/&gt;Mais à partir de janvier 2006, la Préfecture rejette toute discussion. Le 24 juin, nous obtenons le prêt d’un local municipal. La première grève de la faim commence le 3 juillet.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une première grève en juillet et une seconde en août ?&lt;br/&gt;La première a duré 2 semaines pour 68 personnes. Elle est suspendue après de nouvelles promesses d’étude de dossiers par la Préfecture. Finalement, elle reprend le 7 août ; les réponses concrètes de la Préfecture étant insatisfaisantes.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Comment s’est organisé le soutien pendant l’été ?&lt;br/&gt;Le collectif initialement politique et associatif s’est alors élargi aux citoyens. Un suivi médical bénévole a été permanent. Au 22ème jour de grève, en août, 60 artistes locaux exhortaient le Préfet à faire « un geste humain pour les grévistes de la faim ». J Balasko, V. Lang, S. Diagana, sont venus les soutenir.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Quels soutiens politiques avez vous reçu ?&lt;br/&gt;Des militants PCF, Verts et LCR sont investis depuis le début. Durant tout l’été, ils ont quotidiennement soutenu le mouvement. Localement le PS a déclaré par la voix du MJS « qu’on ne pouvait accueillir toute la misère du monde » ; pour expliquer l’absence de la totalité ( !) de leurs élus sur le terrain. Le Maire de Limoges est resté silencieux. La Présidente du Conseil général, socialiste, a déclaré que la situation des grévistes était l’affaire de l’Etat et du Préfet ! Seul le Président de Région a écrit au Préfet pour dire qu’il offrait à tout gréviste régularisé une formation qualifiante, rémunérée. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans quel contexte la grève a pris fin ?&lt;br/&gt;Le chantage du Préfet à l’évacuation policière et à l’expulsion, son projet de remettre en cause une partie des engagements pris en juillet (portant sur 27 nouveaux dossiers), ont eu raison de la détermination des grévistes. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Quel avenir pour le mouvement à Limoges ?&lt;br/&gt;Nous devons surveiller l’application des promesses du Préfet et continuer la lutte pour la régularisation de tous. Nous allons travailler avec la Région sur la formation professionnelle. Nous voulons obtenir que la ville de Limoges rétablisse l’aide financière aux célibataires sans papiers, supprimée au conseil municipal début 2006.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Quel bilan tires tu de ce mouvement ?&lt;br/&gt;C’est une leçon sur les choix politiques des uns et des autres mais également une expérience humaine unique de plus de deux mois.&lt;br/&gt;C’est aussi la dernière grosse manifestation vendredi 8 septembre, où les grévistes, enfin sortis du local, ont laissé éclater dans la lumière de la rue, fatigués, mais dignes, leur détermination joyeuse à « vivre » tout simplement.&lt;br/&gt;</description>
    </item>
    <item>
      <title>Enfin ! Pour construire un rassemblement antilibéral et refonder une gauche digne de ce nom !</title>
      <link>http://www.lcr87.org/LCR87/LCR87-Interventions_diverses/Entr%C3%A9es/2006/7/28_Enfin_%21_Pour_construire_un_rassemblement_antilib%C3%A9ral_et_refonder_une_gauche_digne_de_ce_nom_%21.html</link>
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      <pubDate>Fri, 28 Jul 2006 11:33:28 +0200</pubDate>
      <description>par Stéphane Lajaumont, porte parole de la LCR 87&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Peut-être une occasion de sortir, enfin, des intérêts de boutique. Et ravi de voir que, au moins en Haute-Vienne, le PCF répond positivement à notre sollicitation, engagée dès janvier 2006 et réitérée de nombreuses fois ce printemps, de mise en œuvre d’un collectif unitaire pour un rassemblement antilibéral, avec une réunion prévue début septembre. Ce sera l’occasion de lancer cette dynamique unitaire, suite logique du 29 mai et d’en clarifier les enjeux, que l’on peut décliner en trois questions.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Tout d’abord, qu’entend-on par rassemblement antilibéral ?&lt;br/&gt;Il faut en préciser le sens, d’autant plus que la direction du parti socialiste cherche à s’offrir une nouvelle virginité en se revendiquant de l’antilibéralisme… même si, dans son projet électoral pour 2007, ce parti persiste dans son refus de rompre avec l’économie de marché et d’engager une vaste redistribution des richesses pour répondre aux besoins de la population. Ce n’est sans doute pas utile dans un pays qui compte 5 millions de chômeurs et précaires et d’autant qui ne disposent que du SMIC pour vivre !&lt;br/&gt;Etre antilibéral aujourd’hui, c’est refuser la forme actuelle du capitalisme, qui, au nom de la mondialisation des échanges, de la liberté d’initiative et d’entreprise, favorise l’enrichissement de quelques uns, aux dépens du plus grand nombre, porte atteinte aux conditions de vie et de travail des gens, détruit l’environnement et considère la pratique démocratique notamment dans l’entreprise -, comme un gadget inutile.&lt;br/&gt;Se revendiquer de l’antilibéralisme aujourd’hui porte forcément la volonté d’une rupture avec ce système, non seulement en abrogeant l’ensemble des mesures anti-sociales promulguées par la droite, mais aussi en engageant une politique capable, au nom de l’intérêt commun et des droits de tous, de remettre en cause la politique de privatisation de l’espace public lancée à son profit par le patronat et les actionnaires.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un rassemblement pour aboutir à quoi, finalement ?&lt;br/&gt;L’objectif est ambitieux : il s’agit de refonder une « gauche de gauche » comme disait Pierre Bourdieu, capable de disputer au parti socialiste l’hégémonie sur la gauche afin de faire triompher un programme de justice sociale et d’égalité que rend impossible le capitalisme libéral.&lt;br/&gt;2007 n’est qu’une étape dans ce processus : nous ne pourrions que nous féliciter d’une victoire dans les urnes, mais en faire le seul objectif , au nom du calendrier présidentialiste imposé par la Vème république, revient à se condamner, en cas d’insuccès électoral, à revivre sans cesse une alternance de gestion entre UMP et PS. C’est pourquoi il faut envisager cette double élection (présidentielle et législatives) comme l’occasion de porter un projet ambitieux en vue de refonder une gauche digne de ce nom et donc en refusant toute participation et solidarité de gestion gouvernementale ou parlementaire avec ceux qui acceptent l’ordre libéral même décoré d’un vernis vaguement social. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A quoi doit donc servir une candidature unitaire ?&lt;br/&gt;Elle est un moyen de rassembler toutes les forces de gauche qui ont envie de remettre en cause le capitalisme libéral. Et cette dynamique doit s’appuyer sur un programme conséquent, qui doit, pour le moins, porter les exigences suivantes :&lt;br/&gt;- étendre à nouveau les services publics (eau, énergie, transports, communications, santé…) et revenir sur toutes les privatisations opérées depuis 20 ans. &lt;br/&gt;- refuser toute forme de précarité en garantissant un droit à l’emploi et à un revenu.&lt;br/&gt;- remettre en question nos modes de consommation et de production, profondément inégalitaires, souvent destructeurs de la planète en privilégiant une politique de solidarité et de co-développement avec les peuples du Sud et de l’Est.&lt;br/&gt;- promouvoir l’égalité des droits pour toutes et tous, notamment en oeuvrant pour la régularisation de tous les sans papiers. &lt;br/&gt;- rompre avec les institutions de la Vème République, au nom de la démocratie et en Europe d’un authentique processus constituant, au service des peuples et des citoyens.&lt;br/&gt;- accélérer le désarmement, ce qui implique la sortie de l’OTAN et la reconversion des moyens militaires au service de la satisfaction des besoins sociaux. &lt;br/&gt;- engager une réforme fiscale courageuse qui s’attaque aux profits et à la spéculation : rien que pour revenir à la situation de partage des richesses d’il y a trente ans en France, il faut transférer à nouveau 150 milliards d’euros par an dans la poche des salariés.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La question du candidat ne devra intervenir qu’après l’accord sur le projet. Si la LCR a dû, pour l’instant, présenter son candidat, c’est en l’absence de réponse claire de nos partenaires et face à l’obligation de partir à la pêche aux 500 signatures de maires, comme nous y oblige une loi électorale à la démocratie sélective, mais avec promesse de retrait en cas de candidature unitaire sur ces bases.&lt;br/&gt;Cependant il nous semble que choisir comme représentant unitaire le porte-parole de l’une des organisations politiques engagées serait un accroc sévère dans la démarche commune que beaucoup liraient comme un ralliement imposé à tel ou tel parti. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Quoiqu’il en soit, parce que l’enjeu est d’importance, nous participerons en Haute-Vienne à cette réunion unitaire qui semble se dessiner en septembre. Et nous reprendrons à nouveau contact avec le PCF et les militants syndicaux et associatifs les plus impliqués dans cette démarche pour essayer, enfin, de la faire aboutir.&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Oui à une gauche unie, mais sur un programme antilibéral</title>
      <link>http://www.lcr87.org/LCR87/LCR87-Interventions_diverses/Entr%C3%A9es/2005/12/13_Oui_%C3%A0_une_gauche_unie,_mais_sur_un_programme_antilib%C3%A9ral.html</link>
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      <pubDate>Tue, 13 Dec 2005 11:30:41 +0100</pubDate>
      <description>par Stéphane Lajaumont, porte-parole de la LCR 87&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ces quelques mots se veulent une ébauche de réponse à l’interrogation figurant en première page de l’Echo du lundi 12 décembre 2005, sur la possible multiplication des candidats du « Non » de gauche ainsi qu’à l’éditorial d’Alain Liaigre qui, le même jour, s’étonne que la LCR « refuse toute alliance avec une organisation ayant appelé à voter oui ».&lt;br/&gt;Mais le questionnement ici proposé n’est pas isolé. D’autres se sont plu à souligner le « gauchissement » de la ligne du parti socialiste après le congrès du Mans. Il est vrai que la politique de casse sociale de Villepin et celle de la main de fer dans un gant de béton orchestrée par Nicolas Sarkozy incitent au regroupement. D’où l’intérêt de participer collectivement au développement des luttes pour les faire reculer. Et sans attendre 2007 !&lt;br/&gt;Parce que 2007 est une autre affaire. Derrière le rythme quinquennal, ne se profile pas une simple querelle de « plaçous », d’accessions au pouvoir pour « diriger », « gérer », « organiser ». Ça, beaucoup de monde sait le faire… L’enjeu est tout autre : autour de quel programme et dans l’intérêt de qui, peut-on se battre pour réussir l’exercice du pouvoir ?&lt;br/&gt;La réponse ne se trouve pas dans le cartel hétéroclite rassemblant tous ceux qui affichent, en vitrine publique, qu’ils sont de « gauche ». Parce que cette distinction est désormais insuffisante et inopérante. A voir l’action publique et les programmes portés dans les urnes ces vingt dernières années, il n’y a plus une gauche mais deux, aux frontières encore (et heureusement !) mouvantes. Mais un instantané permet d’en saisir les contours : l’une se reconnaît dans l’accompagnement social du libéralisme, comme d’autres usent de cataplasmes sur un cancer. Avec les dégâts que l’on sait, pour les salariés, pour les chômeurs, pour les services publics, etc. L’autre a choisi de combattre ce libéralisme, pied à pied, certes souvent en reculant, mais sans jamais s’y soumettre. Et le « Non » victorieux brandi ce 29 mai 2005 en est un cri, retentissant. Dans son expression de gauche, il portait, sans contestation aucune, le rejet de ce capitalisme de marché.&lt;br/&gt;C’est pourquoi, à la LCR, nous ne défendons pas l’idée de candidatures communes de manière comptable, comme d’autres alignent les additions sur le tableau noir, mais avec la volonté de nous regrouper autour d’une plate-forme de rupture antilibérale, point de ralliement dans les luttes comme dans les élections. Sans en développer tous les aspects, arrêtons-nous sur quelques mesures d’urgence significatives : interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits, de tout contrat de travail précaire, droit au salaire pour tous indissociable du droit à l’emploi ; augmentation significative des rémunérations, extension des services publics (rendre France Telecom, EDF-GDF au public par exemple mais aussi passer sous contrôle public les compagnies des eaux), le rétablissement d’un droit à la retraite public-privé dès 60 ans pour tous, la protection de l’environnement (fin des OGM, …). La liste, bien évidemment incomplète, révèle la nécessité d’une redistribution radicale (et non marginale) des richesses au service du bien commun.&lt;br/&gt;Chacun devrait s’en souvenir. Toutes les conquêtes sociales se sont gagnées sur pression populaire, autour de revendications sociales ambitieuses. C’est ce qu’a démontréa contrario, l’expérience ratée de la gauche plurielle : nous ne sommes plus dans la période où le capitalisme offre encore un peu de « grain à moudre » ; aujourd’hui, il confisque tout. &lt;br/&gt;A l’heure où la droite extrême se nourrit de la misère qu’elle développe, notre responsabilité est de la chasser du pouvoir et avec elle toutes les mesures de régression mises en œuvre depuis plusieurs décennies. Echouer reviendrait à donner la main à l’extrême-droite.&lt;br/&gt;Allons-nous enfin, tous ensemble mais sur un contenu offensif et radical, avoir le courage de combattre le libéralisme jusque dans les urnes ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
    </item>
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      <title>Georges Guingouin, le héros rebelle (1913-2005)</title>
      <link>http://www.lcr87.org/LCR87/LCR87-Interventions_diverses/Entr%C3%A9es/2005/11/17_Georges_Guingouin,_le_h%C3%A9ros_rebelle_%281913-2005%29.html</link>
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      <pubDate>Thu, 17 Nov 2005 11:30:06 +0100</pubDate>
      <description>par Nicolas Vanderlick (article publié dans Rouge, novembre 2005)&lt;br/&gt;Le 27 octobre 2005, Georges Guingouin disparaissait. Premier maquisard de France et libérateur de Limoges, il eut également à affronter la répression stalinienne. Guingouin fut un résistant social, qui peut servir d’exemple à tous ceux qui luttent aujourd’hui pour « un juste développement humain ».&lt;br/&gt;Le colonel Guingouin est avant tout connu pour ses hauts faits d’armes. Il sait organiser, entre 1940 et 1944, jusqu’à 20 000 hommes en Limousin et il livre notamment les combats héroïques au mont Gargan contre les unités hitlériennes du général Ottenbacher. Sans son action, qui fixe sur le sol limousin une division blindée entière, le débarquement de Normandie eut certainement été un échec, comme le reconnaîtra lui-même le commandant en chef des forces alliées d’alors, le général américain Dwight Eisenhower. Pour sa contribution à la libération de la France et de l’Europe, Guingouin se voit décerner l’acte de reconnaissance de la nation américaine, et De Gaulle le fait compagnon de la Libération, une distinction rarissime pour un communiste.&lt;br/&gt;Car Guingouin n’est pas qu’un stratège et un patriote, c’est un communiste. Natif de Magnac-Laval, dans la campagne haut-viennoise, il se définit lui-même comme un descendant du mouvement syndical et révolutionnaire du Limousin et de l’Occitanie. Il est fils de ce pays où les bergers lisent Marx, sous l’influence des maçons de la Creuse - des gueux crevant de faim qui, montant à Paris pour survivre, en ont rapporté le socialisme.&lt;br/&gt;« Préfet du maquis »&lt;br/&gt;C’est donc naturellement qu’il s’est tourné vers le Parti communiste (PCF). Il adhère en 1935 au rayon d’Eymoutiers1, tout près de Saint-Gilles-les-Forêts, où il officie comme instituteur. Et c’est aussi naturellement, comme responsable de son rayon, qu’il prend le maquis, le 18 juin 1940 (sans avoir écouté la radio !), avec quelques-uns de ses camarades. Distributions clandestines de tracts sur le marché d’Eymoutiers, destructions de machines à faire des bottes de foin et sabotages de fabriques travaillant pour l’occupant : on ne compte plus les actions de « Lou Grand »2 qui se proclame « préfet du maquis ». Cela ne plaît guère à l’occupant. Mais cela ne plaît pas plus au PCF qui, du fait du Pacte germano-soviétique, proscrit tout acte de résistance. Le parti tente de ramener à la raison « le fou qui vit dans les bois », sans succès. Puis, c’est une tentative de liquidation physique. Devant ce nouvel échec, on tente de le mettre au placard en lui proposant une promotion à la direction des Francs-tireurs partisans (FTP) du Puy-de-Dôme. Il refuse.&lt;br/&gt;En juin 1944, alors que le parti estime que toute résistance valable doit être ouvrière et urbaine, et qu’il ordonne aux communistes, par la voix de Léon Mauvais, de prendre les villes, « Lou Grand » ne se soumet pas. Il sait qu’un assaut serait coûteux en vies humaines et que la ville risquerait d’être reprise et soumise à des représailles terribles. Cette nouvelle désobéissance lui est vivement reprochée. À ce moment-là, d’autres villes de la région seront prises par les maquisards, puis perdues, comme Tulle, où 99 otages sont pendus. Encore une fois, les faits ont donné raison à Guingouin contre le parti. Et c’est sans effusion de sang qu’il prends Limoges, au mois d’août, après avoir encerclé la ville et négocié la reddition du général allemand Gleiniger.&lt;br/&gt;À ce moment, Guingouin est au faîte de la gloire et le parti doit se résoudre à le soutenir, au moins publiquement. C’est ainsi que le PCF remporte les élections municipales de 1945 à Limoges, une ville tenue par les socialistes depuis 1912. L’ex-« préfet du maquis » s’installe donc à la mairie et met en pratique ses idées. Il finance de grands travaux (complexe sportif, cités ouvrières, voirie...) dans l’intérêt des classes populaires limougeaudes, et il encourage la vie associative (patronages laïques, « samedis rouges »). Pour faire face aux problèmes du logement, il crée un service municipal, chargé de réquisitionner des habitations privées, et il soutient l’occupation des casernes par les comités locaux, qui comptent y faire des appartements. L’ancien maire, Léon Betoulle, qui, député, a voté, en 1940, les pleins pouvoirs à Pétain, ne désespère pas cependant de retrouver sa place. Et lorsque, deux ans plus tard, de nouvelles élections sont convoquées, Guingouin est battu, victime d’une union sacrée entre les staliniens et les socialistes. Le vœu du bourgeois attentiste Betoulle est exaucé.&lt;br/&gt;Mais cela ne suffit pas. Ceux qui l’ont battu politiquement veulent l’abattre, le détruire, casser son prestige. C’est ainsi qu’il sera brisé, au sein du parti, par Duclos et Thorez3. Comme Marty et Tillon4, il est écarté des directions, avant d’être exclu, en 1952, comme « titiste »5 et « ennemi de la pire espèce ». À l’extérieur, les socialistes déclenchent la curée. L’un d’eux, le normalien Jean Le Bail, publie dans Le Populaire du Centre une série d’articles intitulés « Limousin, terre d’épouvante ». Dans ce feuilleton, qui devient quotidien, le dirigeant de la SFIO6 déterre des affaires classées, et il attribue chaque jour un nouveau crime à la Résistance.&lt;br/&gt;Calomnie&lt;br/&gt;À chaque fois, Guingouin est pointé du doigt. La balle est alors dans le camp de la justice, qui ouvre une instruction et emprisonne le libérateur de Limoges. C’est l’Affaire Guingouin7 qui commence ! Le héros se retrouve en position d’accusé. On tente même de le « suicider » dans sa cellule de Brive. Il restera plusieurs jours entre la vie et la mort. On tente alors de le faire passer pour fou. Grâce à la détermination de ses proches et de deux jeunes avocats (Roland Dumas et Robert Badinter), il est libéré après quelques semaines. Il mettra tout de même cinq ans à se laver de l’injure et de la calomnie, jusqu’au moment où, en 1959, le procureur du tribunal de Lyon déclare « ne pas comprendre, en son âme et conscience, qu’on ait pu engager des poursuites contre Georges Guingouin ».&lt;br/&gt;Instituteur jusqu’à sa retraite, Georges Guingouin s’est établi près de Troyes. Il revient cependant sur la terre limousine périodiquement, notamment pour assister aux cérémonies du mont Gargan. C’est de là qu’il lance, en 1992, son appel à voter « non » au traité de Maastricht. Dans ses entrevues avec des camarades du cercle Gramsci ou de la LCR de Limoges, il se revendique régulièrement de l’autogestion, se réclamant à la fois de Pierre Leroux qui, en 1845, avait créé la première coopérative en Creuse, de la féministe Pauline Roland ou de Rosa Luxemburg, pour sa critique de la bureaucratie. Analysant la situation actuelle, il s’exprime ainsi, en 2002, après la naissance des mouvements altermondialistes à la suite des rassemblements de Seattle, Gênes et Porto Alegre : « Il y a un foisonnement, c’est certain. Du moment qu’en haut, il y a un échec, à la base, il y a une recherche. Tout le problème, c’est de savoir quand les masses peuvent faire basculer la situation. Mais ça, personne ne le sait. »&lt;br/&gt;Nicolas Vanderlick&lt;br/&gt;1. Un rayon est l’équivalent d’une section du parti à l’échelle régionale. 2. Surnom donné du fait de sa grande taille. 3. Maurice Thorez, alors secrétaire général du PCF, a passé la guerre à Moscou. 4. André Marty, numéro 3 du PCF, et Charles Tillon, chef des FTP ayant organisé le parti dans la clandestinité, sont accusés de « déviationisme ». 5. Du nom de Tito, chef d’État yougoslave. 6. Section française de l’Internationale ouvrière. 7. Lire Michel Taubmann, L’Affaire Guingouin, éditions Lucien Souny, 19 euros.</description>
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      <title>Agriculture : la double impasse du productivisme</title>
      <link>http://www.lcr87.org/LCR87/LCR87-Interventions_diverses/Entr%C3%A9es/2004/6/9_Agriculture_%3A_la_double_impasse_du_productivisme.html</link>
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      <pubDate>Wed, 9 Jun 2004 09:06:10 +0200</pubDate>
      <description>par Nicolas Vanderlick, militant LCR87&lt;br/&gt;Le salon de l’agriculture est l’occasion de mettre en avant la qualité de l’agriculture limousine, à travers notamment le prestige de la race bovine et de ses exploitants scrupuleux et attentionnés… Vitrine reluisante en effet. Mais qui cache la précarité de l’agriculture dans notre région. Car la réalité, ce sont des exploitations qui disparaissent, des retraites de misère pour les paysans et des risques écologiques en cours et à venir.&lt;br/&gt;	La réalité, c’est que la course au productivisme engagée depuis la deuxième moitié du XXesiècle via la P.A.C. (Politique Agricole Commune) a ruiné la polyculture. Depuis 15 ans, 40% des exploitations ont disparu en Limousin ! La concentration ainsi opérée ne répond plus aux besoins locaux mais aux exigences du marché et des grands groupes agroalimentaires dont le but exclusif est de faire des profits.&lt;br/&gt;	Dans cette logique destructrice, les paysans sont pris dans un chantage inextricable, sommés d’emprunter pour survivre et de se plier aux diktats imposés par le jeu des aides, telles les primes aux oléagineux qui voient des terres propices à l’élevage extensif transformées en immenses champs de tournesol arrosés d’insecticides. Or nous constatons, hier avec l’affaire du Gaucho, aujourd’hui avec le Régent, les dégâts de cette politique. Il est criminel de saper l’apiculture pour engraisser deux multinationales. Tout comme est criminel le fait de tenter des expérimentations d’OGM en plein champ alors que nous ne pouvons aujourd’hui en mesurer les risques futurs.&lt;br/&gt;	Autre exemple : celui des porcheries industrielles qui commencent à s ‘implanter dans la région. Nous savons avec l’exemple de la Bretagne quelles peuvent être les conséquences catastrophiques de la concentration d’élevages porcins. D’ores et déjà, dans un certain nombre de communes de la région, le niveau de nitrates dans l’eau du robinet est certes inférieur aux normes françaises (très permissives sur le sujet !) mais nettement supérieur aux seuils européens. Voulons-nous de cette agriculture qui empoisonne les abeilles et les nappes phréatiques ? Non.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;	Oui, nous voulons une agriculture de qualité, au service des habitants de la région. Cela passe par le maintien de l’emploi agricole et le soutien aux petites exploitations respectueuses de l’environnement plutôt qu’aux industriels et aux pollueurs.&lt;br/&gt;	Constatons aujourd’hui que le productivisme à tous crins conduit à une double impasse : impasse sociale et impasse écologique. Il est temps, avant que le Limousin ne devienne un désert vert sans paysans, de réfléchir à une agriculture paysanne, qui garantisse le bien-être des consommateurs comme des exploitants.&lt;br/&gt;</description>
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