Mardi 10 octobre : une soixantaine de personnes, dont de nombreux militants du PCF, de la LCR, de syndicalistes, mais aussi quelques nouvelles têtes s’étaient donné rendez-vous pour débattre du programme que pourraient défendre des candidats unitaires à la présidentielle et aux législatives 2007. Le choix était fait de travailler à partir du texte du collectif unitaire national et de proposer des amendements. Peu de monde s’était réellement mis à la tâche... si ce n’est les camarades de la LCR, qui avaient proposé une trentaine d’amendements (évoqués, dans les grandes lignes dans la brève du 5 octobre). Trois ou quatre amendements supplémentaires avaient été également proposés.
Quelques enseignements de la réunion : un très large assentiment s’est dégagé sur la nécessité d’une démarche unitaire. Mais les débats restent vifs sur plusieurs points : certains sont revenus sur le problème de la personnalisation du candidat, en insistant sur la nécessité d’un collectif de porte-parole, nous sommes intervenus en rappelant qu’un porte-parole ne peut pas être le représentant d’un parti, puisque c’est contradictoire avec toute idée de démarche unitaire. Nous avons aussi rappelé notre opposition à tout positionnement ambigu vis-à-vis du parti socialiste. Puis le débat s’est poursuivi sur les questions programmatiques. Les amendements déposés par des camarades de la LCR ont permis de longs échanges, sur les questions des (re) nationalisations, de la politique européenne, de la planification, de la maîtrise des grandes entreprises publiques, de l’orientation du crédit (nationalisations avec création d’un unique pôle public du crédit). Autrement dit : le débat sur la question de la démocratie sociale, de la planification démocratique et du degré d’extension de l’espace public (= de socialisation) a révélé dans la salle des nuances significatives, sur la faisabilité d’un tel programme. À cela, nous avons objecté que, pour permettre la rupture avec l’ordre libéral, il fallait non seulement un programme ambitieux, mais aussi un rapport de force favorable. En son absence, tout accès au pouvoir ne peut conduire qu’à une gestion courante des affaires...
A nous de voir comment le construire maintenant...
Une rencontre nationale des délégués, sur la question programmatique, a lieu samedi 14 et dimanche 15 octobre à Nanterre, avec 3 délégués haut-viennois.
Et en Haute-Vienne, des militants lancent une réunion à Saint-Jouvent, le vendredi 20 octobre 2006 à 20 heures, salle des associations, derrière la mairie.
Affaire à suivre !