Lundi 16 octobre, Sarkozy était venu vendre sa politique libérale en faisant le tour des pôles de compétitivité. N’ayant toujours pas digéré le dialogue social à la mode CPE de ce gouvernement, 200 jeunes, armés de saines résolutions étaient venus rappeler au ministre ce qu’était pour eux un monde de justice sociale et d’égalité.
Sans doute excitée par la venue de leur patron, la police locale a fait preuve de bravoure... Bilan, deux jeunes arrêtés, chargés de tous les maux de la terre et condamnés, dans un premier temps, à passer 24 heures en garde à vue.
La LCR de la Haute-Vienne apporte tout son soutien à Florian et Romain et appelle à tous les rassemblements pour les soutenir. La politique sécuritaire et le libéralisme n’auront pas le dernier mot !
Pour information, voici la dépêche AFP :
LIMOGES, 16 oct 2006 (AFP) - 20h25
Sarkozy à Limoges: deux jeunes gens en garde à vue après une manifestation
Deux jeunes gens interpellés au cours d'une manifestation contre la visite de Nicolas Sarkozy à Limoges, lundi, ont été placés en garde à vue, accusés de "coups portés à des fonctionnaires de police" et de "dégradations de locaux", a-t-on appris auprès du procureur de la République. Les fonctionnaires de la brigade anticriminalité ont procédé à l'arrestation de Florian, 18 ans, boulanger au chômage, et Romain, 17, lycéen, après qu'un gardien de la paix a été frappé par un groupe de jeunes manifestants. Selon les enquêteurs, ils seraient les principaux auteurs des violences sur le gardien de la paix qui voulait les empêcher de détruire la devanture de la permanence du député UMP Alain Marsaud. Il est en outre reproché au plus jeune, sur le témoignage de policiers, d'avoir donné un coup de tête à un fonctionnaire pendant son transport au commissariat. Une délégation de personnes exigeant la libération des deux jeunes gens a été reçue à la Sûreté urbaine, où une autre version des faits a été présentée, précisant notamment que "les étudiants ont été soumis lundi à des provocations répétées" de la part des forces de l'ordre. Un communiqué cosigné par AGEL-FSE, CGT jeunes et Résistance lycéenne indique qu'un "policier de la ville, perdant son sang froid, s'est jeté sur les manifestants pour interpeller au hasard un camarade" et que "la foule, par solidarité les a séparés". Le texte commun met en doute l'accusation de coup de tête "sur le seul témoignage de trois policiers assermentés, ce qui veut dire que nous n'avons aucun poids face à eux même si il s'agit de faux témoignages".